Discours d’Obama sur l’État de l’Union: les réactions

Barack Obama délivrait hier son deuxième discours sur l’État de l’Union, un exercice oratoire auquel se plie chaque année le président américain en exercice. Obama a lancé un appel à l’unité et à la coopération entre les partis démocrates et républicains, sachant que son capital politique a rétréci depuis son échec aux élections de mi-mandat. Réactions et analyses de la presse en ligne outre-atlantique.

Les Républicains (symbolisés par l'éléphant) ont-ils entendu l'appel à la coopération d'Obama ? (Steve Sack/The Minneapolis Star-Tribune/via Cagle.com)

Contexte

Le président Obama bénéficiait d’une dynamique favorable au moment de prononcer ce discours, expliquait hier The Economist. Sa bonne gestion de la tragédie de Tucson et l’atmosphère d’unité nationale qui règne depuis lui ont permis d’enregistrer une remontée dans les sondages. De plus, les Américains retrouvent actuellement un brin d’optimisme. Ceux qui ont suivi avec précision le discours ou l’ont revu aujourd’hui (voir la vidéo ci-dessous) pourront apprécier les commentaires en direct des blogueurs de l’hebdomadaire britannique.

Pour l’anecdote, le contenu du discours était déjà connu par les médias américains – et donc par le grand public – avant même d’être prononcé ! Le texte avait fuité et s’était retrouvé bombardé sur plusieurs sites comme Politico ou le National Journal, ce qui a conduit le blogueur Mickey Kaus à parler ironiquement d’un « discours karaoké ».

Contenu

Au cours de son discours d’une heure, Obama a parlé avec optimisme du futur des États-Unis et a appelé à investir dans des secteurs clés comme l’éducation ou les énergies propres pour rester compétitif face aux pays émergents (CNN). Le président américain a tenu un discours bipartisan, continuant à évoluer vers le centre et appelant les Républicains et Démocrates à travailler ensemble dans l’intérêt national. Ce rôle lui allait bien, lui qui avait déjà lancé un appel à l’unité entre les deux partis il y a sept ans, rappelle le Los Angeles Times.

« Nous avancerons ensemble, ou nous n’avancerons pas » a déclaré Obama hier. Le président n’a pas pour autant fait son mea culpa pour regagner l’adhésion des électeurs, comme l’avait fait Bill Clinton en 1995. Au contraire, il a fait certaines promesses qui ressemblaient parfois à une campagne pour sa réélection (hausse des impôts pour les plus riches, amélioration de l’aide à l’éducation des classes moyennes, mesures pour l’emploi…).

Réactions contrastées

Pour le Time Magazine, Obama a trouvé  le ton juste hier pour s’adresser aux Américains. C’est un « retour à la version originale » de Barack Obama, celui qui joue de son magnétisme et fait vibrer les foules par sa rhétorique. Celui qui a inspiré les électeurs en appelant à l’unité en 2004 et a ainsi gagné le soutien des indépendants pour le mener à la Maison Blanche. « Obama a pris le meilleur de chacun de ses prédécesseurs » affirme l’hebdomadaire, qui considère que le président a su tirer parti de sa bonne dynamique actuelle.

D’autres sont moins convaincus. C’est le cas du blogueur Mickey Kaus, que nous citions plus haut (le « discours karaoké ») et qui écrit dans un billet repris par Newsweek que le président n’a pas pu s’empêcher de « donner la leçon ». Le blogueur a trouvé « ennuyeux » l’esprit d’unité qui régnait et n’est pas convaincu sur le fond par Obama. Dans le Los Angeles Times, on peut lire les réactions forcément mitigées des Républicains, qui n’ont pas vu de réelle différence dans les propositions du président. Le communiqué officiel du parti républicain met en garde contre les trop grandes dépenses d’un gouvernement déjà très endetté et s’oppose à l’idée de l’État-providence qui « contrôle trop, prélève trop d’impôts, dépense trop pour en faire trop ». C’est plutôt clair.

De son côté, le site Future of capitalism a vu dans le discours d’hier « ce qu’on aime et ce qui nous énerve chez Barack Obama ». Autant le président s’est montré « raisonnable », fin et « ouvert », autant il a encore énoncé des objectifs politiques « trop à gauche » selon le site, voire « presque digne du Soviétisme ». S’en suit la liste de propositions suivante : « un million de véhicules électriques en 2015 », ou encore « 80% de l’électricité des Américains proviendra de sources d’énergie propre en 2035 ».

Fact-checking

Les médias américains sont friands de l’exercice de « fact-checking », qui consiste à confronter les propos avec la réalité des faits. USA Today s’est lancé dans l’exercice hier avec le discours sur l’État de l’Union, en prenant un par un les thèmes abordés: les investissements, le gel et les coupes budgétaires, les impôts, les exportations… Fox News a relayé une dépêche d’Associated Press sur le même procédé mais uniquement basé sur le thème de la balance budgétaire du gouvernement, tandis qu’Obama « a proposé hier le gel budgétaire tout en appelant à de nouvelles dépenses ».

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Chômage: entre encouragements et désespoir

Pas très joyeux, le sujet du jour ! Mais la France n’est pas le seul pays confronté à un taux de chômage inquiétant (10%), bien au contraire. L’occasion de faire un tour des médias anglophones sur le sujet.

La situation actuelle

– Le chômage va se maintenir en 2011 dans le monde

Des chiffres publiés par l’ONU ce mardi projettent peu d’amélioration en 2011 en ce qui concerne le chômage dans le monde. Environ 205 millions de personnes étaient sans emploi en 2010, soit 27 millions de plus qu’il y a quatre ans. Ce chiffre devrait baisser de moins de 1% seulement cette année, pour porter à plus de 203 millions le nombre de chômeurs (AP via Huffington Post). Juan Somavia, le responsable de l’Organisation Internationale du Travail, explique dans le rapport que « nous payons toujours le prix humain de la récession ».

Même son de cloche du côté du FMI, qui affirme dans son nouveau rapport sur la croissance mondial que le taux de chômage va rester élevé, notamment aux États-Unis, malgré une légère hausse de la croissance. Selon les projections, les États-Unis vont connaître une croissance de 3% en 2011 – une amélioration par rapport aux 2,3% projetés dans le précédent rapport en octobre dernier – mais le chômage devrait plafonner à 9% fin 2011 et 8% fin 2012, alors qu’il n’était qu’à 5% il y a trois ans ! (AP via Los Angeles Times)

– Les Etats-Unis s’accrochent aux quelques signes d’encouragement

Dans ce contexte morose, chaque signe positif est souligné par les médias américains. Par exemple, le Washington Times relatait au début du mois une baisse du taux de chômage américain en décembre pour se porter à 9,4%, soit le meilleur taux depuis mai 2009 ! Une petite progression rendue possible par la création d’un million d’emplois en 2010. C’est le Washington Times toujours qui publiait jeudi dernier une dépêche d’AP à propos de la baisse des demandes d’allocations chômage aux Etats-Unis pour la semaine du 10 au 15 janvier (autour de 400 000 nouveaux demandeurs d’aide, 4 millions en tout), « preuve que les embauches vont augmenter cette année ».

Parallèlement, un article de Bloomberg présente des perspectives réjouissantes en termes d’emploi pour les entreprises américaines, les meilleures depuis plus d’une décennie. Une étude démontre que la reprise de la croissance et des ventes annonce des hausses d’effectifs et de frais d’équipement en 2011, dans un contexte général de renforcement du marché du travail.

– Mauvaise nouvelle en Grande-Bretagne

Contrairement aux estimations de légère hausse, le PIB de la Grande Bretagne a reculé de 0,5% au quatrième trimestre 2010. Une baisse qui « sera mise sur le compte de la neige en Décembre » selon The Economist. Le journal oppose deux portes de sortie pour les pays en difficulté : viser des améliorations à court terme ou se serrer la ceinture maintenant pour assurer le long terme tout en risquant l’impopularité électorale. Quoi qu’il en soit, ces chiffres n’augurent rien de bon pour le taux de chômage, qui est actuellement de 7,9%.

Profils de chômeurs

– Qui sont les chômeurs américains ?

Voici la question que pose USA Today dans un article publié aujourd’hui sur le profil des chômeurs américains, chiffres à l’appui. L’article présente les changements qu’implique pour certains la vie sans emploi (dégradation des relations familiales, problèmes de santé, changement de logement). Un peu de chair dans ce monde de chiffres… L’article évoque aussi le cas des « underemployed », ces gens qui travaillent à temps partiel sans l’avoir choisi.

– Les jeunes anglais très touchés

Cet article du Guardian qui figurait dans notre sélection du 19 janvier dresse un triste constat du chômage chez les jeunes en Angleterre. Le chômage des moins de 25 ans atteint des niveaux records, près d’un million de personnes soit 20% des jeunes. Pour illustrer cette triste réalité, The Guardian a recueilli des témoignages désabusés de jeunes sans emploi de Leeds. La récession est peut être terminée, mais le journal craint que les jeunes anglais d’aujourd’hui deviennent une « génération perdue ».

Analyses

– Le chômage n’est pas forcément le corollaire de la pauvreté

Le chômage est plus élevé aux États-Unis qu’au Sri Lanka, au Turkmenistan, en Ouganda ou encore en Bolivie. En effet, même si les Etats-Unis sont plus riches, le taux de chômage ne dépend pas du PIB par tête. Analyse du blog « business » du New York Times basée sur une étude de Gallup.

– Faire face au chômage structurel

Le taux de chômage est peut-être en légère baisse aux États-Unis, mais le mal est plus profond, analyse le Time Magazine : « C’est comme de dire qu’un patient en maintien artificiel des fonctions vitales va mieux parce qu’il ne perd pas de sang ». Le vrai problème, c’est le chômage structurel, alors que le plan présenté par Obama il y a deux ans n’a pas crée suffisamment d’emploi. Le Time explique comment y faire face.

Les caricatures de la semaine : Hu Jintao et la tuerie de Tucson à l’affiche

Voici une sélection des caricatures anglophones de la semaine. Parmi les sujets récurrents, on trouve la visite très commentée du président chinois aux Etats-Unis ou encore la tuerie de Tucson en Arizona, qui a fait six morts et quatorze blessés.

Chine/Etats-Unis: où en est le rapport de force ?

Beaucoup d'encre a coulé sur la dépendance financière des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine (Rob Roger/The Pittsburgh Post-Gazette)

Les Etats-Unis voulaient néamoins affirmer leur autorité sur divers sujets lors de cette rencontre (Patrick Chappatte/IHT)

Mais quel sujet a primé au final ? Le business ou les droits de l'homme ? (RJ Matson/Roll call)

Fusillade: les Américains face à leurs contradictions

La gâchette, mode d'expression aux Etats-Unis ? (Mike Keefe/Denver Post)

Chaque fusillade relance le débat sur les armes à feu aux Etats-Unis (Steve Breen/ The San Diego Union Tribune)

On connaît le camp de Sarah Palin sur la question (Milt Priggee/Seattle)

 

Divers

Les Républicains s'entêtent à vouloir renverser la loi d'assurance-santé d'Obama au Sénat (Steve Sack/The Minneapolis Star-Tribune)

Le livre de la sino-américaine Amy Chua sur les bienfaits de l'éducation sans compromis "à la chinoise" fait polémique. Quoique la Chine n'est pas toujours si sévère que cela... (Adam Zyglis/The Buffalo News)

 

Ben Ali n'a pas eu le temps de tenir ses "promesses" (Patrick Chappatte / The International Herald Tribune)

Pour plus de caricatures, rendez-vous sur cagle.com.

Google : poison ou remède ?

Après avoir parlé d’Apple et Facebook il y a deux jours, il aurait été injuste de laisser de côté le troisième ogre mondial : Google. D’autant que le gourmand moteur de recherche est comme souvent très présent dans les médias anglophones.

google_logo

Crédit: glaak/Flickr/CC

Google est partout. Si bien que son absence – lorsque cela arrive – ne passe pas inaperçue. Le site d’information The Huffington Post remarque que le PDG de Google Eric Schmidt ne faisait pas partie de la prestigieuse liste d’invités au dîner d’Etat de Barack Obama avec le président chinois Hu Jintao hier. Il y avait pourtant à peu près tout le ghota, dont presque tous les PDG des firmes qui comptent. A bien y réfléchir, ce n’est pas vraiment étonnant. Google et la Chine ont connu pas mal de frictions ces dernières années, comme le rappelle The Huffington Post.

C’est ainsi, on est habitué à voir Google sur tous les fronts. Le mastodonte du web est d’ailleurs actuellement en procès en Espagne  avec l’agence de protection des données à caractère privé (AEPD). Estimant que le moteur de recherche américain empiétait sur la vie privée des internautes espagnoles, l’AEPD a ordonné à Google d’effacer de ses résultats de recherche les pages web affichant des informations erronées ou dépassées sur les individus. Google a porté l’action en justice, affirmant que cet ordre devrait plutôt être adressé aux sites en question et parlant même d’une forme de « censure ». Comme l’explique le site de la BBC, l’issue de ce procès d’envergure pourrait avoir des répercussions sur d’autres pays européens.

Google n’en est pas à son premier procès. Son omniprésence et ses grandes ambitions agacent, à l’image de son projet de bibliothèque numérique géante. Le moteur de recherche vient d’ailleurs d’étendre un peu plus son emprise mondial avec la conquête d’un nouveau marché : l’Iran. Comme l’explique le Los Angeles Times, la levée des restrictions par l’administration Obama concernant l’export de services web vers l’Iran permet à Google de proposer ses programmes Google Earth, Chrome ou encore Picasa. Carte satellite, navigateur web, logiciel photographique, boîte mail (gmail)… Google est depuis longtemps bien plus qu’un moteur de recherche. Mais tant qu’il n’aura pas conquis la Chine, où il reste loin derrière le moteur de recherche Baidu, son emprise ne sera pas totale.

En même temps, Google peut rendre de précieux services, la preuve sur le site du Time Magazine qui publie le point de vue instructif d’un certain docteur Meisel sur le fait que Google facilite la vie des patients et des médecins dans le diagnostique des maladies. En effet, il est fréquent que les patients, après avoir tapé leurs symptômes dans Google, arrivent en consultation avec une pile de documents imprimés sur le web. Cela peut agacer les médecins, d’autant qu’il est normal de s’interroger sur la fiabilité d’internet comme source de documentation sur les maladies.  Faux diagnostiques, conseils néfastes, forums de discussions qui poussent à dramatiser… Mais l’auteur de l’article explique comment internet peut rendre service dans le domaine médical, à condition que le patient l’utilise bien et ne tombe pas dans la « cyberphobie ».

Ça vaut le détour:

– « Obamacare » menacée ? Les républicains, requinqués par leur victoire aux élections de mi-mandat, se sont mis en tête de faire voter une loi pour contrer la loi de couverture santé d’Obama, votée en janvier 2010 et qui fut un des accomplissements majeurs du président en exercice. Cette loi « anti-obamacare » est déjà passée à la Chambre des représentants, et les républicains espèrent en faire de même au Sénat. Obama dispose d’un droit de veto en dernier recours. (Fox News)

– La Chine prépare la construction de deux nouveaux gratte-ciels prévus pour 2014 et 2015. La Shanghai Tower, du haut de ses 631 mètres, et le Greenland Center de Wuhan, à 609 mètres, seront les deuxième et troisième plus grandes tours du monde derrière le Burj Khalifa de Dubaï (plus de 820 mètres !). A lire sur Usa Today.

– L’actrice Anne Hathaway, aperçue récemment dans le très moyen Love et autres drogues, interprètera Catwoman dans le troisième épisode de Batman du réalisateur Christopher Nolan (Inception). Voir la vidéo de CBS News et la dépêche de Reuters.

– Il y a cinquante ans tout juste, John Fitzgerald Kennedy faisait son discours d’inauguration à la présidence des Etats-Unis. Il devenait le premier président américain catholique (le seul à ce jour) et le premier président américain né au XXème siècle. The Guardian a ressorti de ses archives sa couverture de l’évènement, avec plusieurs images de la version imprimée du journal de l’époque.

– A lire également : le brulôt d’un journaliste du magazine Newsweek contre la nouvelle saison de l’émission « American Idol » (l’équivalent de la « Nouvelle Star » chez nous). Au centre du viseur : Jennifer Lopez, membre du jury. (Newsweek)

Hu Jintao aux Etats-Unis: un sénateur prononce le mot tabou

Alors que Barack Obama déploie des trésors de diplomatie avec le président chinois Hu Jintao, actuellement en visite à Washington, le sénateur Harry Reid a qualifié ce dernier de « dictateur » lors d’une émission politique, tentant ensuite de se raviser. Trop tard, le mot est lâché…

Harry Reid (UNLV Photo Services / GERI KODEY / Flickr / CC)

Drôle de parallèle. Tandis que le président américain Obama se préoccupe d’éviter toute gaffe protocolaire embarrassante au dîner d’Etat prévu ce soir avec le président chinois – que le New York Times estime semé d’embûches au regard des expériences passées – un sénateur de son propre camp se lâche un peu trop lors d’une émission politique, au risque de froisser l’hôte du jour. Lors d’un talk show d’une chaîne de télévision locale, Harry Reid, sénateur démocrate du Nevada, a brisé la langue-de-bois ambiante.

« Je vais rencontrer Hu Jintao demain. C’est un dictateur. La façon de gouverner en Chine lui permet de faire beaucoup de choses. » (voir la vidéo sur le site du New York Daily News). Des propos qui font échos à ceux du climatologue James Hansen (que nous relations hier) sur « l’efficacité » du régime chinois. Mais Harry Reid a précisé que le système américain était « le meilleur jamais construit » et s’est surtout empressé de retirer le mot de « dictateur », qui fait tâche dans le contexte actuel de conciliation entre les deux pays.

Fox News s’est d’ailleurs empressé de reprendre l’info, titrant en une de son site « Harry Reid lâche une bombe ». En attendant, Obama et Hu Jintao n’ont pas perdu leur temps puisqu’ils ont signé un accord commercial à hauteur de 45 milliards de dollars. Dans une conférence de presse ce midi, Barack Obama a affirmé que l’essor de la Chine était une « bonne chose pour le monde ». Il semblerait qu’il faille plus qu’une petite gaffe pour troubler la volonté des deux pays d’afficher leur coopération, même si sur le fond de nombreux désaccords subsistent.

Ça vaut le détour:

Révélations de Sports Illustrated sur Lance Armstrong et le dopage
Des chiffres inquiétants sur le chômage des jeunes en Angleterre (The Guardian)
– Le recrutement d’Eric Cantona au poste de directeur sportif du New York Cosmos a été très relayé par les médias anglais (The Independent, The Guardian…) , qui n’ont pas oublié « Eric the King » de la grande époque à Manchester United (à lire sur BBC News)

Facebook et Apple dans l’actu

Pour notre première sélection d’articles du jour, Facebook et Apple s’imposent. Les deux géants font parler d’eux dans les colonnes des médias anglo-saxons pour des raisons bien différentes.

Steve Jobs et Mark Zuckerberg (Flickr)

Facebook :

– Le réseau social a soulevé l’inquiétude des internautes en changeant ses options de confidentialité. La firme de Mark Zuckerberg a annoncé que les sociétés qui développent des applications Facebook pourraient désormais avoir accès à l’adresse postale ainsi qu’au numéro de téléphone portable des utilisateurs de Facebook. L’information, révélée par le blog spécialisé Sophos, a été reprise par de nombreux médias sur le web, comme dans le Guardian ou encore le Los Angeles Times. Mais entre temps, il semblerait que Facebook ait fait machine arrière et enlevé cette option pour étouffer immédiatement la polémique.

– Par ailleurs, Facebook fait l’objet d’un très intéressant article sur le site du Daily Telegraph, qui avance que les jeunes de la « génération Facebook » sont en proie à des problèmes d’addiction à l’information et aux technologies comparables à l’accoutumance aux drogues ou au tabac.

Apple:

La pomme occupe une place importante dans les médias du jour à travers son PDG Steve Jobs, qui quitte temporairement son poste pour des raisons de santé (CBNC).  Ce n’est pas la première fois que Jobs, atteint d’un cancer du pancréas en 2004, prend un congé maladie, puisqu’il avait quitté son poste pendant six mois il y a deux ans pour subir une greffe de foie. Sa nouvelle absence laisse craindre une rechute. La chaîne Fox News pose la question dans une vidéo sur son site : cette absence de marque peut-elle faire du tort à la multinationale ?

Le président chinois aux Etats-Unis:

La grosse actu du jour, c’est tout de même la visite du président chinois Hu Jintao aux Etats-Unis. Les journaux américains se demandent si les deux superpuissances vont enfin trouver un terrain d’entente sur des dossiers importants, à l’image du Time magazine. Ce dernier avance d’ailleurs que l’énergie pourrait être un thème clé de la coopération entre les deux pays. Le magazine britannique The Economist explique que le président chinois a tout intérêt à jouer la carte de l’amitié avec les Etats-Unis sachant que le sentiment anti-américain a perdu de l’ampleur chez les citoyens chinois au cours de l’année écoulée.

La dictature à la chinoise est le « meilleur espoir » pour lutter contre le réchauffement climatique !

C’est ce qu’a affirmé en substance le climatologue de la NASA James Hansen, exaspéré de voir la lenteur des débats aux Etats-Unis, notamment au Sénat, pour mettre en place des mesures efficaces contre l’effet de serre. Hansen pense que la Chine, qui se soucie bien moins du processus démocratique, est plus à même de passer rapidement une loi permettant de sauver la planète. A lire sur le Washinton Times.

Les Etats-Unis, nation d’assassins :

A l’occasion du Martin Luther King Day, jour férié célébré chaque année le troisième lundi de janvier aux Etats-Unis en hommage au pasteur noir assassiné en 1968, l’hebdomadaire Newsweek publie sur son site internet une galerie photo des grands assassins de l’histoire des Etats-Unis. Depuis le XIXème siècle, les Etats-Unis ont engendré de nombreux assassins « politiques », qui s’en sont pris notamment à des présidents en exercice comme Abraham Lincoln ou John F. Kennedy.