Thomas Thouroude, la passion comme essence

Aussi passionné par le sport que le journalisme, Thomas Thouroude anime l’émission « l’équipe du dimanche » sur Canal + après avoir fait ses armes sur Infosport, i>TELE mais aussi à la radio. Ce portrait du présentateur – ancien rugbyman – date de mars 2010, à l’époque où il exerçait encore sur la matinale d’i>TELE.

« Une matinale, c’est une expérience fantastique. On sent que c’est un moment clé dans la journée des gens. C’est une grosse heure d’écoute. Pendant trois heures de direct, on donne le rythme de ce qui va se passer dans la journée. Le direct, c’est merveilleux… Il y a le direct et le reste ! » Les yeux pétillants, la tête redressée quand il parle de ce qui l’anime, le propos clair et sans détour…

Thomas Thouroude est un passionné, un vrai. Il est fait pour le journalisme. Le journalisme est fait pour lui. Il poursuit : « Ce qui est formidable dans le direct c’est quand ça ne marche pas, parce que tu es obligé de t’en sortir. Dans une émission enregistrée tu peux recommencer, donc tu perds du naturel, de la spontanéité. Le direct, c’est fantastique. C’est d’ailleurs ce qui fait que tu peux te réveiller à deux heures du matin. C’est la carotte, en quelque sorte. »

Présentateur de La matinale de l’info sur i>TELE du lundi au vendredi aux côtés d’Amandine Bégot, Thomas Thouroude marche à l’adrénaline. À 31 ans, cet ancien journaliste d’Infosport, arrivé à La matinale en janvier 2008, déborde de fraîcheur, tel le jeune diplômé qui touche du doigt sa passion.

L’enthousiasme du présentateur lui permet de tenir le rythme de vie infernal imposé par son métier. Levé à 2h tous les matins, en direct sans interruption de 6h à 9h, couché de midi à 17h, replongé dans l’actu, puis au lit à 21h. Un marathon : « C’est costaud, ça ne se fait pas dix ans ! En plus j’ai un petit garçon. Je peux aller le chercher à l’école le soir, mais c’est clair que c’est tendu comme rythme ! Tous les gens qui ont fait des matinales disent qu’on prend cinq ans en un an… Donc pour moi ça fera bientôt 10 ans d’espérance de vie réduite ! » Un sourire entendu et pas le moindre regret dans la voix, Thomas est « tout le temps baigné dans l’info » et il aime ça. Tout simplement. Son récit, ponctué de « c’est super » ou « c’est fabuleux », est d’un naturel évident. La passion a toujours guidé ses choix.

Caennais d’origine, le beau brun a joué au rugby pendant 20 ans à haut niveau, dans les catégories de jeune. Il est venu à Paris jouer au PUC puis au Racing, tout en étudiant au lycée Lakanal. Le ballon ovale a bercé sa jeunesse, mais le journalisme n’en a pas pour autant été un choix par défaut : « Faire du rugby au niveau professionnel n’a pas vraiment été un objectif car à l’époque où je jouais ça n’existait pas vraiment. C’était les débuts du professionnalisme. J’ai joué à un très bon niveau amateur mais j’ai toujours travaillé à côté. C’était déjà clair à la sortie du lycée que je voulais faire du journalisme. »

Il entre à l’école de Sport Com, basée à l’INSEP (Institut National du Sport de l’Expertise et de la Performance) et au CFJ (Centre de Formation des Journalistes). Il bénéficie d’horaires aménagés pour jouer au rugby et apprendre le journalisme. La passerelle avec le CFJ lui donne accès au matériel et au carnet d’adresse de l’école reconnue.

Vient ensuite la période des stages. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre, il ne se dirige pas tout de suite vers le journalisme sportif, mais débute à Radio France Normandie Caen : « J’ai fait des sujets sur les immigrés kosovars, le retraitement des déchets, la politique… j’ai tout fait. J’ai eu la chance de tomber sur un excellent rédacteur en chef, un mec béton. La première rencontre est très importante ». À la radio, ce « média de l’instant extrêmement formateur», et sous la direction de Francis Gaugain, il apprend à recueillir des infos sur le terrain, faire de l’antenne, « se démerder ».

De temps en temps, il anime aussi des soirées foot. Pigiste pendant deux ans dans le réseau des locales de Radio France, il entre à Infosport, chaîne du groupe Canal, en 2000 : « J’ai eu de la chance, je suis arrivé au bon moment. C’était la période où toutes les chaînes du câble et du satellite se créaient. J’ai commencé comme pigiste et j’ai été embauché dans la foulée.» Chanceux ? Le mot revient souvent dans sa bouche, mais le hasard n’y est sans doute pas pour grand chose.

Son sport l’accompagne dans son métier de journaliste sportif, puisqu’il fait des sujets et reportages pour une émission spéciale rugby. « Ça aide d’avoir un sport de prédilection, c’est clair ! » glisse-t-il. Peu à peu, il est amené à faire de la présentation, même s’il ne se dit pas spécialement attiré par le fait de passer à la télévision. Son image ne le préoccupe pas outre mesure. « Je pense qu’il faut rester très naturel à la télévision, ne pas trop calculer » explique-t-il, « certains le font très bien mais moi je n’y arriverais pas. J’essaye d’être à l’écran comme je suis en vrai. » S’il a choisi la télévision, c’est pour le sport, qui a « besoin de l’image » pour exister, selon lui.

Thomas Thouroude se nourrit de défis. Lorsqu’on lui propose de présenter une matinale sur Infosport, il saute sur l’occasion : « C’était une mise en danger due à la nouveauté, donc c’était chouette. Une quotidienne impose un rythme soutenu, on est toujours sous pression, pour moi c’est essentiel, j’adore ça ! » s’enthousiasme-t-il. Comme un refrain dans sa carrière, son goût pour les challenges l’amène ensuite sur i>TELE: « Je n’en avais pas spécialement marre de faire du journalisme sportif, mais la proposition de revenir à l’info générale sur i>TELE m’a beaucoup plu. C’était une bonne opportunité, que l’on n’a pas souvent en plus, car c’est plus facile de passer de l’info générale au sport que l’inverse. »

Son parcours montre qu’il est possible d’établir une passerelle entre deux univers du journalisme relativement cloisonnés. Sa notoriété encore restreinte lui permet de passer du sport à l’actualité générale sans pâtir de « l’étiquette » du journaliste sportif aux yeux des téléspectateurs. Après une période de transition, il se sent rapidement à l’aise sur tous les sujets. « Mais j’ai encore une marge de progression énorme » s’empresse-t-il d’ajouter.

Sachant que son expérience sur la matinale restait un projet à très court terme étant donné l’épreuve physique que cela représente, Thomas Thouroude n’a jamais fermé sa porte à une nouvelle expérience dans le journalisme sportif. Et le voilà qui, depuis septembre 2010, présente la prestigieuse émission « l’équipe du dimanche » sur Canal + ! « Après tout, dans la vie, il faut faire ce qui nous plaît », affirme-t-il. Pouvions-nous attendre un autre conseil venant de lui ?

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2 Responses to Thomas Thouroude, la passion comme essence

  1. Sébastien says:

    Ce personnage n’a rien n’a faire sur un plateau télé. Il serait bien mieux au milieu d’une piste de cirque. On est loin des présentateurs qui connaissaient leur sujet. Il ne comprend rien et se prend pour le centre du monde.
    Mon abonnement canal+ ne tient plus qu’à un fil.
    Je suis triste, il est pitoyable, navrant…

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